Mélodie, responsable marketing stratégique
1. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire qui tu es ?
Je m’appelle Mélodie, j’ai 41 ans, je suis responsable marketing stratégique.
2. Comment te sentais-tu dans ta carrière et dans ta vie avant de commencer le coaching ?
J’étais dans un processus de licenciement pour inaptitude après un arrêt maladie. Je voulais établir une stratégie pour trouver l’emploi qui me corresponde et qui soit à la hauteur de mes ambitions, mais l’arrêt maladie et mes précédentes expériences professionnelles m’avaient fait perdre confiance en moi.
J’avais été recrutée en 2018 sur une création de poste, après la fusion de deux entreprises, en intelligence économique et marketing stratégique. Je me suis beaucoup investie, surtout au début : je n’avais pas en tête qu’il fallait avoir une stratégie de carrière, j’y étais entrée naïvement en me disant « je vais travailler dur, ça va payer », sans comprendre ce qui se jouait vraiment.
Après le Covid, on m’a imposé un manager au-dessus de moi, qui faisait de la rétention d’information sans que je le réalise. Puis une nouvelle manager a tout mis en place pour me placardiser et me faire partir, en 2023. Cela m’a causé tellement de stress et d’angoisse que je suis partie en arrêt maladie pour trouble anxieux dépressif et épuisement.
Avant cette expérience, j’avais déjà connu le même schéma dans une autre entreprise, avec du harcèlement, du racisme, une nouvelle manager, de la rétention d’information, des menaces pour que je ne communique pas ou n’aille pas en réunion. J’ai été reconnue en maladie professionnelle. J’ai pris une avocate pour négocier une rupture conventionnelle, refusée par l’entreprise, puis j’ai obtenu un licenciement pour inaptitude. J’étais épuisée depuis des années et je m’en voulais de ne pas avoir su voir les signaux d’alerte.
3. Quelles conséquences cela avait-il dans ton quotidien ?
J’avais perdu confiance en moi et j’éprouvais du dégoût pour le monde du travail. C’était humiliant pour moi de partir pour cause d’inaptitude. Dans aucune des entreprises où j’avais travaillé je n’avais évolué : je me disais « tout ça pour ça ». On pouvait me dire que j’étais intelligente, capable et compétente, mais je ne le ressentais pas. Je craignais de ne pas être à la hauteur, je manquais de confiance en moi et d’assertivité. J’avais aussi l’impression d’avoir occupé un poste de responsable sans en avoir ni la reconnaissance ni le salaire.
4. Pour quelles raisons voulais-tu être coachée et quel était ton objectif de coaching ?
Je voulais retrouver un travail aligné avec mes ambitions et dépasser ma peur de ne pas être à la hauteur. Je voulais travailler sur mon alignement, mon positionnement et ma posture, parce que je manquais de confiance en moi. Je me retrouvais dans des postes qui n’étaient pas à mon niveau, puis j’en faisais davantage pour compenser, ce qui m’épuisait. Je voulais m’épanouir sans m’épuiser, et retrouver une stratégie de carrière que je n’avais jamais eue.
Je voulais aussi réussir à me rebrander et à me positionner sur la bonne expertise : je suis très forte en intelligence économique, mais c’est une fonction sous-dotée et pas assez valorisée en entreprise. Je voulais comprendre vers quel type de poste aller, autour de la stratégie et de la transformation, et capitaliser sur mon expertise à court, moyen et long terme, avec, à moyen terme, l’envie de quitter le salariat d’ici quatre ou cinq ans. J’avais besoin de trouver dans le coaching le « comment ».
Si je ne me faisais pas accompagner, je risquais de reproduire la même situation et de connaître à nouveau l’épuisement, voire le burn-out, et que cela prenne beaucoup de temps pour dépasser mes peurs. J’avais déjà fait un travail avec l’hypnose et une psychologue, avec une amélioration, mais je partais de loin. Je risquais surtout de continuer sans stratégie, sans savoir me positionner, et de me retrouver de nouveau dans des postes qui n’étaient pas à mon niveau.
5. Comment as-tu vécu le coaching ?
J’avais besoin de techniques, d’outils et de stratégie, et j’ai aimé pouvoir me concentrer sur un sujet précis à chaque fois.
6. Qu’as-tu le plus aimé et le plus apprécié dans le coaching ?
La séance sur le triangle dramatique m’a beaucoup apporté : j’ai apprécié d’avoir cette grille de lecture. Les séances sur le réseautage et la stratégie LinkedIn ont été les plus puissantes pour moi.
7. Comment as-tu vécu la relation coach-coachée ?
J’ai apprécié que tu ne sois pas dans le jugement. J’aurais aussi apprécié que tu me donnes davantage ton avis, que tu sois plus confrontante par moments.
8. Avec quels outils repars-tu de ce coaching ?
Nous avons travaillé ensemble sur plusieurs aspects :
- Clarifier mon projet et ma prochaine étape professionnelle, avec un plan d’action cohérent
- Rebrander mon profil LinkedIn
- Dépasser mes peurs (inconnu, changement, inconfort, insécurité financière), y compris apprivoiser la peur de la prise de poste et du retour en entreprise
- Apprendre à négocier (salaire, variable, rupture conventionnelle)
- Briller en entretien, qu’il soit annuel ou de recrutement
- Booster ma confiance en moi et prendre conscience de ma valeur
- Prendre ma place et développer une posture de leader
- Sortir du rôle de la bonne élève et oser m’affirmer
- Dépasser mon syndrome de l’imposteur et ma légitimité
- Me libérer du regard des autres et sortir de la comparaison
- Changer mon rapport à l’erreur et à l’échec
- Réguler mes exigences et mon besoin de perfection
- Sortir du surmenage pour regagner en motivation et en énergie
- Apprendre à poser des limites claires et à dire non sans culpabiliser
9. Sur une échelle de 1 à 10, où en étais-tu dans l’atteinte de ton objectif ?
- Avant le coaching : 2/10.
- Après le coaching : 7/10, car je ne suis pas encore en poste.
10. Comment abordes-tu ta carrière et ta vie aujourd’hui à l’issue de ce coaching ?
J’aborde tout cela avec plus de clarté et de sérénité, même s’il reste de l’amertume et de la déception face à mon parcours dans son ensemble, que je n’ai pas encore complètement digérées. Ma confiance en moi est revenue, mais je sais que le retour au travail risque d’être difficile après trois ans loin de l’entreprise.
Ce qui a changé, c’est que j’ai désormais une vraie stratégie que je mets en route à court et moyen terme, avec une vision de mes sources de revenus pour assurer ma sécurité : je ne pense plus ma carrière de la même manière. Je travaille mon branding personnel sur LinkedIn, je participe à des conférences, je développe mes propres contenus. J’ai aussi pris conscience que je devais évoluer dans des groupes internationaux, pour ma vie pro comme personnelle, et j’envisage même de vivre à l’étranger. J’ai des échanges en cours avec plusieurs grands groupes internationaux du secteur des paiements.
Il reste des points d’interrogation, notamment sur la mise en application concrète de ce que j’ai compris sur la négociation salariale, et sur mon rythme quotidien à mieux structurer. Mais j’ose davantage aller vers les gens, je suis plus libre et plus optimiste.
11. Et le recommanderais-tu ?
Oui, complètement. Ça a été un très bon investissement.
12. Un mot pour la fin et pour toutes les femmes qui n’oseraient pas franchir le pas ?
On a toujours plus d’infos dans deux cerveaux que dans un. Le meilleur investissement, c’est d’investir en vous-même. La carrière, comme d’autres sujets, ça se pilote avec une stratégie claire, et dans le contexte actuel, c’est d’autant plus important de savoir manœuvrer les tempêtes, car il y en aura toujours. Merci pour cet accompagnement, qui m’a été très utile et enrichissant.
Les propos de Mélodie vous parlent ?
Vous appréhendez une reprise du travail après un licenciement pour inaptitude ou un épuisement professionnel, avec la peur de reproduire les mêmes schémas ?
Je peux vous accompagner, dans le cadre d’un accompagnement dédié au retour au travail après un burn-out, à poser une vraie stratégie de carrière avant de reprendre, pour ne plus revivre ce que vous avez vécu.
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