Bien récupérer : les 3 erreurs à éviter

Bien récupérer : les 3 erreurs à éviter

Prendre une pause ne suffit pas toujours à vraiment récupérer. Il est possible de partir en vacances, de poser des congés, ou même de s’arrêter plusieurs semaines, et d’en revenir presque aussi fatiguée qu’avant. Ce qui crée la fatigue au quotidien est une chose ; savoir vraiment récupérer, une fois la pause posée, en est une autre.

Trois façons de mal gérer une pause

Trois schémas reviennent souvent, quelle que soit la nature de la pause : un week-end, des congés, un arrêt plus long.

  • Vous vous effondrez dès les premiers jours, malade ou vidée, parce que vous avez tiré sur la corde jusqu’au bout et que vous vous êtes arrêtée trop brutalement.
  • Vous maintenez le rythme même pendant la pause, par peur de ne pas le retrouver après : elle devient une autre forme de performance, remplie d’activités plutôt que de repos.
  • Vous parvenez à déconnecter, mais l’appréhension du retour s’installe avant même la fin de la pause, et grignote le bénéfice du repos.

Le neuroscientifique Albert Moukheiber va plus loin : il explique que la façon dont nous concevons nos vacances n’a pas vraiment de sens biologique, et alimente une forme d’anxiété de la performance, à vouloir profiter, faire, visiter, se reposer « comme il faut », ce qui peut devenir presque aussi épuisant que le travail lui-même.

Pourquoi il est si difficile de ralentir

Ralentir n’est pas qu’une question de temps libre. Ce qui empêche vraiment de ralentir, c’est souvent la peur de ralentir elle-même : la peur de se retrouver face à soi-même, sans l’action pour combler le silence. Après une longue période d’alerte, le système nerveux reste en tension, même une fois le danger ou l’urgence retombés : il a besoin de réapprendre à se sentir en sécurité au repos.

Quelques pratiques aident à l’apaiser : respirer profondément, fredonner (le son stimule le nerf vague), développer une présence pleine et intentionnelle à ce que vous faites, plutôt que d’enchaîner en pilote automatique. Travailler directement cette peur de ralentir aide aussi, en lui montrant, par l’expérience répétée, que ralentir n’est pas un danger. L’inconfort des premiers instants est normal : il s’atténue avec la pratique, pas en l’évitant.

Les 7 formes de repos : laquelle vous manque le plus ?

Le repos ne se limite pas au sommeil. La médecin Saundra Dalton-Smith distingue sept formes de repos, chacune répondant à un manque différent. Demandez-vous, pour chacune, si elle est aujourd’hui nourrie ou en tension :

  • Physique (le corps) : mon corps est-il reposé, ou traîne-t-il une fatigue installée ?
  • Mental (l’esprit, entre deux tâches) : est-ce que je m’accorde de vraies pauses, ou mon esprit tourne-t-il en continu ?
  • Sensoriel (loin des écrans et du bruit) : est-ce que je m’accorde des moments de calme sensoriel ?
  • Créatif (s’émerveiller, sortir du cadre professionnel) : est-ce que je m’autorise encore à m’émerveiller ?
  • Émotionnel (exprimer ce que je ressens) : est-ce que je peux dire ce que je ressens, ou est-ce que je le retiens systématiquement ?
  • Social (des relations qui rechargent) : mes relations me rechargent-elles, ou m’épuisent-elles ?
  • Spirituel (se sentir reliée à quelque chose qui a du sens) : est-ce que je me sens reliée à quelque chose qui compte vraiment pour moi ?

Quand la fatigue vient d’un désalignement profond plutôt que d’un simple manque de sommeil, c’est souvent ce dernier repos, le spirituel, qui est le plus en tension. Un accompagnement permet alors un réalignement plus profond qu’une simple pause : beaucoup de mes clientes y trouvent justement cet espace, pour déposer ce qu’elles retiennent le reste du temps.

Saisir sa chance infime

On ne guérit pas de l’épuisement en en faisant toujours plus, mais en faisant moins.

Helena pensait que se reposer demandait un effort : trouver du temps dans son agenda, s’obliger à penser à elle-même. Résultat, elle était fatiguée avant même d’avoir commencé à se reposer. Le travail a porté sur saisir sa chance infime : profiter des moments déjà là, plutôt que d’en créer de nouveaux de force. Développer l’être, pas l’action. Être présente à ce qui est, plutôt que dans le forcing ou la charge permanente.

Bien récupérer : les questions qu’on me pose le plus souvent

Faut-il complètement s’arrêter pendant une pause ? Pas nécessairement. Ce qui compte n’est pas l’inactivité totale, mais l’absence d’objectif de performance : une activité qui vous ressource n’est pas un problème, tant qu’elle reste un choix et non une nouvelle liste de choses à faire.

Combien de temps faut-il pour vraiment récupérer ? Cela dépend du niveau de fatigue accumulée : quelques jours suffisent parfois, tandis qu’un épuisement plus installé demande plusieurs semaines, voire un accompagnement dédié.

Pourquoi l’appréhension du retour gâche-t-elle la pause avant même qu’elle soit finie ? Parce qu’elle déplace l’attention du moment présent vers l’anticipation, ce qui empêche de profiter du repos en cours. Se reconnecter à ce que la pause apporte, plutôt qu’à ce qui attend après, aide à limiter ce phénomène.

D’autres questions sur l’épuisement et la fatigue sont traitées dans le FAQ dédié.

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Eleanor Peek
Eleanor Peek, coach carrière et leadership

Depuis 7 ans, j'accompagne les femmes à évoluer et performer avec confiance et sérénité sans s'épuiser, même dans des environnements exigeants. +225 femmes accompagnées · 59 avis Google 5★

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